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Nous sommes à un carrefour de notre histoire, où plusieurs directions s’offrent à nous.
Aller dans la direction d’un meilleur vivre ensemble, pour construire notre développement et approfondir notre démocratie, ou alors faire de notre Pays une terre de production de misère, par nos confrontations, notre division et notre haine.
Pourquoi cette adresse à l’élite politique et intellectuelle ? Parce que cette dernière porte une responsabilité particulière dans la crise que connait notre pays, en raison de son manque de conscience de la gravité de la situation et de son manque manifeste d’esprit de sacrifice et parfois même par son incapacité à placer l’intérêt national, au-dessus de l’intérêt d’un parti ou de la considération personnelle.
Je voudrai à cette occasion rendre un hommage appuyé à tous ces jeunes qui refusent de se résigner à la misère, et se battent, au risque de leur vie, pour changer le cours de leur existence et je ne manque pas de m’incliner devant ceux qui ont perdu la vie dans cette aventure pour l’instauration d’une société unitaire, d’une République démocratique, pluraliste, équitable, impersonnelle, forte et irréprochable.
Aujourd’hui, je tiens à lancer un appel « avant qu’il ne soit trop tard » aux compétences de mon pays en Tunisie et ceux qui sont résidants à l’étrangerpour contribuer de manière agissante au développement du pays.
Aujourd’hui, je tiens à lancer un appel « avant qu’il ne soit trop tard » aux compétences de mon pays en Tunisie et ceux qui sont résidants à l’étrangerpour contribuer de manière agissante au développement du pays.
Aujourd’hui, il est impératif de mettre en place des mécanismes et programmes efficients pour assurer une participation efficace des compétences tunisiennes, toutes spécialités confondues, au développement du pays et pour tirer profit de leur
Ainsi, nous participons tous à l’établissement des priorités, à la mise en œuvre de stratégies et à l’examen des résultats atteints.
La participation des citoyens, dont particulièrement l’élite, favorise un meilleur processus décisionnel et renforce la responsabilité des dirigeants vis-à-vis de la population.
Chacun peut (et doit) participer à trouver le bon chemin pour sortir de cette crise, d’ailleurs la participation citoyenne est un principe directeur vital de la gouvernance démocratique, elle est fondée sur l’idée que toute personne concernée par une décision a le droit de prendre part au processus décisionnel. Elle est, par conséquent, un élément essentiel pour accroître l’efficacité de la démocratie, renforcer la confiance des citoyens dans les pouvoirs publics et atteindre une meilleure gouvernance.
Il est clair aujourd’hui que la crise actuelle provient essentiellement de l’incapacité de la classe politique à faire évoluer positivement aussi bien les affaires de l’Etat que les mentalités des citoyens et à donner l’exemple pour que l’intérêt national soit supérieur à toute autre considération, et que la Nation est plus grandes que nos petites personnes.
Il n’est nullement besoin d’aller chercher ailleurs, la cause de notre mal est solidement enracinée dans notre société, à travers les incapacités précitées, et cette façon permanente de vouloir tout confisquer : les richesses, les honneurs, les postes, la pensée, la vérité, l’histoire, le droit et les institutions.
La responsabilité, je l’ai déjà dit, est collective.
Nous devons tous avoir une haute idée de notre pays, et contribuer à son rayonnement dans le monde, C’est cela notre chance et notre fierté d’êtreTunisien.
Enfin, et c’est notre réel propos, j’appelle à une action déterminée pour mettre fin à la mauvaise gouvernance du pays.
L’élite doit cesser de trahir les masses et assumer sa responsabilité dans la destinée du pays, elle doit exiger que l’Etat soit principalement investi dans sa mission d’institution dédiée au service de l’intérêt général, plutôt que d’être mis au service du culte d’un parti ou d’une association.
La Tunisie ne peut pas faire l’économie de la réflexion pour se trouver sa voie, une voie authentique et intelligente …
Nous devons créer un rêveTunisien !
Pour l’instant, l’élite est loin d’être à la hauteur des enjeux. Le temps est arrivé pour réaliser cette inversion historique et prendre notre destin en mains et écrire nous-même notre histoire.
Un peuple vaut ce que vaut son élite ! Et quand cette élite ne partage pas de préoccupation de bien commun, il n’y a que les querelles de personnes qui la motivent.
J’appelle à la constitution d’une vraie conscience tunisienne guidée par l’ensemble des citoyens considérés comme les meilleurs, les plus dignes d’être choisis, les plus remarquables par leur qualité.
une élite intellectuelle et politique, digne de ce nom.
Voter aux élections ou se porter candidat constituent des moyens officiels mais il est aussi possible de participer de manière informelle, en se tenant informé de l’évolution des affaires publiques, en discutant de politique et en faisant preuve de tolérance vis-à-vis des opinions différentes des siennes
C’est le fondement de la démocratie.